Dimanche 25 juillet

Mala Strana et le musée Kafka

 

Dernier jour. Pluie toujours. 

Promenade dans le quartier Mala Strana. Tout le quartier  est  tranquille, comme l'ile Kampa, avec des ruelles étroites, des petites places pavées, des palais reconvertis en ambassades. On ne se croirait pas si près du Pont Charles où l'on peut à peine circuler tellement il y a de monde. Près de l'ambassade de France, sur la place Velkoprevorské, il y a le "mur Lennon", un mur couvert de graffitis où l'on reconnait un visage aux lunettes rondes. C'est un mur symbolique. En 1980, après la mort de Lennon, un fan y a peint son visage ce qui a encouragé des jeunes contestataires (à leurs risques et périls à une époque où il n'y avait pas de liberté d'expression) à  l'embellir de slogans anti-gouvernementaux et petit à petit ce mur est devenu un des symboles de la dissidence politique et de la liberté de pensée. Bien que la police secrète le nettoyait régulièrement, le visage réapparaissait sans cesse. Tous les ans à la date anniversaire de la mort du chanteur, des centaines de jeunes se rassemblent à cet endroit. Même Yoko Ono a ajouté son nom en 2003 ! Aujourd'hui, les graffitis sur ce mur sont à nouveau sanctionnés mais "l'œuvre d'art" ne cesse d'évoluer, de se transformer, même si elle est moins politique...

Nous avons oublié notre appareil photo, voici donc une photo prise sur un autre blog pour illustrer mon propos :

Mur Lennon (source : http://alainmin.skynetblogs.be/archive/2010/04/14/mur-john-lennon-prague.html

Nous allons ensuite visiter le musée Kafka, après une longue halte dans une librairie anglaise, librairie Shakespeare a Synové où il y a du parquet, des sièges, des fauteuils pour lire...

(source : http://hi.nelso.in/cz/place/804/photo/11002489

 J'achète un livre : How We Survived to Communism and Even Laughed, d'une journaliste croate, Slavenka DRAKULIC, ou la vie dans les pays communistes d'Europe de l'Est vu au quotidien par les femmes. Par exemple, elle raconte, au fil des rencontres et entretiens avec des femmes tchèques, polonaises, yougoslaves..., que ce système voulait peut être le bonheur de tous mais qu'il ne  parvenait même pas à répondre pas aux besoins élémentaires (nourriture, papier toilette...) et notamment à ceux des femmes, ainsi il était impossible de trouver des serviettes hygiéniques ou des tampons...

(source : http://www.amazon.com/How-Survived-Communism-Even-Laughed/dp/0393030768)

 

Fin du "parcours politique" ! Suite dans la gaité avec Kafka qui, comme chacun le sait, était un joyeux luron ! 

Les 3 sœurs de Kafka : c'est notre billet d'entrée

Le musée essaye de reconstituer l'univers un peu parano, angoissé de l'écrivain dans sa mise en scène,  avec des bruitages un peu oppressants, des films surréalistes sur Prague, des éclairages glauques... ainsi "le bureau sans fin", un long couloir composé de centaines de classeurs portant les noms des personnages de ses romans,  symbolisant la froideur bureaucratique et rappelant le thème du Procès, parfois un tiroir s'ouvre sur une lettre, un manuscrit... 

Voir cette vidéo en caméra cachée du musée : http://www.dailymotion.com/video/x4l5sf_musee-franz-kafka-de-prague_creation

 

Pour finir, quelques mots de tchèque pris sur un guide touristique gratuit You in Prague.cz. Au pire cela permet de faire des progrès en italien !

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