Dans la rue Santeuil, la plasticienne Agnès VARDA a investi un immeuble inoccupé et fermé depuis des années qui vient d’être racheté par un investisseur qui veut en faire un hôtel de luxe. Les fenêtres de cet immeuble donnent sur le passage Pommeraye.

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Agnès VARDA y a reproduit un squat dans une démarche militante qui vise à dénoncer le fait qu’il y ait tant d’immeubles vides quand les sans-logis ou mal logés sont si nombreux en France. Au mur, des articles de journaux relatant des histoires d’expulsions et des manifestations du DAL. Ce sont des pièces à hauts plafonds avec des moulures en plâtre d’où sortent des fils électriques, des cheminées surmontées de grands miroirs dorés brisés, du parquet. Les murs sont couverts de graffitis et les rares meubles, de récupération, symbolisent le minimum vital : un matelas, un poêle, un caddie dans lequel un four à micro-ondes réchauffe indéfiniment un faux cassoulet ! La télévision encastrée dans le matelas diffuse des témoignages de squatteurs. L’installation s’intitule « La Chambre occupée ».

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