Là des arbres furieux effeuillés tourmentés

Contre un ciel nébuleux chaotique

Ecorché sanglant de leurs branches invasives

 

Au loin les vagues se plient et se déroulent

Epaisses et lisses comme des guimauves

Et sur le sable dessinent une dentelle fine

 

Les barques étales comme des papillons

Se couchent doucement et inclinent leur front

En un baiser de vase coquillages opalins

 

Aube éraflée marmoréenne et pâle

La flamme frissonnante du soleil levant

L’air gonflé de tous les possibles

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