Il n’est pas toujours nécessaire de partir très loin pour être complètement dépaysé. Il existe un petit paradis à la beauté intacte niché dans le sud de la France : la Vallée Française dans les Cévennes. Si vous voulez vous déconnecter et passer des vacances vraiment relaxantes, c’est LE lieu idéal !

Une terre rebelle

Située dans un Parc National inscrit au Patrimoine de l’Unesco,  la Vallée Française, lovée au creux de l’impressionnante Corniche des Cévennes, présente un paysage caractéristique de vallée schisteuse et ravinée, où s’accrochent comme des champignons des hameaux de schiste tirés de la roche et bâtis sur des bancels (terrasses) entourés de châtaigneraies. C’est le seul Parc National français habité. C’est un pays rude, âpre, avec des hivers rigoureux et des étés chauds et secs. C’est un pays de bout du monde, une terre pauvre, une terre de souffrance. Mais c’est aussi un pays insoumis, de résistance et de révolte (voir les Camisards protestants sous le règne de Louis XIV mais aussi plus récemment la Résistance organisée autour du Mont Aigoual pendant la deuxième guerre mondiale et le nombre important de réfugiés juifs accueillis), une terre de refuge et de liberté.

Découvrir : https://www.cevennes-parcnational.fr/fr

Le paradis des randonneurs

Parc National, cela signifie que les patrimoines naturels, culturels et paysagers sont préservés, protégés. Donc, pas de panneaux publicitaires agressifs, pas de ces zones commerciales laides et standardisées que l’on voit habituellement à l’entrée de chaque ville ou village, pas d’autoroutes, de supermarchés… rien que la nature, telle que l’a connu l’écossais Robert Louis STEVENSON lorsqu’il randonnait à la fin du 19ème siècle avec son âne Modestine.

Car s’il y a un endroit où la randonnée est reine c’est bien ici. A pied, à cheval ou avec un âne, seul ou en famille, en balade d’une à deux heures sur les nombreux sentiers balisés et expliqués ou en grande randonnée de plusieurs jours, c’est la meilleure façon de découvrir ces paysages magnifiques, cette nature belle et rebelle à la fois. En effet, pour pénétrer son âme, il faut prendre le temps et cheminer tranquillement le long de ruisseaux translucides ou des sentes ombragées par des chênes verts rabougris et des châtaigniers centenaires, gravir des pentes abruptes écrasées de soleil, aller de petits villages en hameaux de caractère à la rencontre des hommes qui ont travaillé durement pour apprivoiser et adoucir ce pays montagneux au climat rigoureux.

S’informer : http://www.cevennes-gorges-du-tarn.com/randonnee-pedestre

Un gîte au cœur de la nature

La vue de notre gite

Dans notre gîte de construction traditionnelle (toit de lauze de schiste sur charpente en châtaignier) et enfoui sous une végétation luxuriante : kiwis, fruits de la passion, bambous, mûriers noirs, mûriers blancs, roses trémières, fougères, cyprès, châtaigniers, sapins, chênes verts… pas de télévision, pas de wifi, une vue époustouflante sur la vallée, les soupirs de bonheurs des deux vieux chiens du mas qui nous tiennent compagnie, les bruissements de la nature et le murmure du Gardon tout en bas. Dans ce mas du 14ème siècle superbement restauré, situé à 300 mètres d’altitude au bout d’un chemin tortueux, chaque gîte porte le nom de son usage d’origine : la « Clède » était l’endroit où l’on faisait sécher les châtaignes, le « pain » des Cévenols, la « Magnanerie » du temps où l’on vivait au rythme de la culture du ver à soie, la « Bergerie », ou la « Tour ». C’est un véritable paradis.

Mais un paradis ne s’achète pas, il se construit,  il s’échange, se partage. Et c’est pourquoi je voulais vous offrir un petit aperçu de nos dernières vacances. C’est un lieu attachant, riche en histoire et qui ne laisse pas indifférent. Nous y sommes revenus trois fois, toujours plus séduits par sa beauté sauvage et nous sommes prêts à y retourner car il ne nous a pas encore livré tous ses secrets…

Se loger : http://www.cevennes-gorges-du-tarn.com/gite-location-vacances

Livres de route : Voyage avec un âne dans les Cévennes, Robert Louis STEVENSON et toute l’œuvre d’André CHAMSON et Jean-Pierre CHABROL

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